Portrait des Jardins de Valloires

Pour les trente ans de la restauration des Jardins de Valloires par le paysagiste Gilles Clément, j'ai eu l'honneur d'être invité à présenter une exposition consacrée aux jardins de l'abbaye.

Ma première visite des jardins eut lieu l’été 2000. Un journaliste m’avait proposé une visite de repérage. Valloires faisait partie des premiers jardins que je découvrais. La même année ou un peu plus tard je photographiais le jardin Citroën à Paris, une autre création de Gilles Clément. Je découvrais l’Art du paysage jardiné. Jusqu’alors, mes paysages étaient sauvages. Ils étaient ceux des inondations, des forêts après les tempêtes. Ils étaient ceux de l’actualité et du tumulte. Je m’intéressais alors davantage au désordre.

Je crois que les jardins au contraire répondent à un certain ordre. Comme une poupée gigogne les jardins de Valloires sont nombreux mais ils forment un seul espace. Ils suivent une forme d’ordre. Ils s’emboîtent les uns avec les autres même si chacun nous raconte une histoire différente.

Pour le livre sur les jardins de Valloires, dont est issue cette exposition, ma mission elle-aussi suivait un certain ordre. Je devais me faire le porte-voix ou porte-vue dans mon cas, d’une création. Je devais rendre compte de l’oeuvre existante de la façon la plus neutre possible. J’ai donc choisi d’aborder ce travail à la manière des cartes postales. Elles rendent compte d’un lieu et en offrent un souvenir positif et représentatif. Dans cette exposition intitulée "Le photographe et le jardinier", les photographies sont comme des cartes postales en taille XXL.

Le site des jardins de Valloires

 Gilles Clément dans le jardin de l'Evolution

Gilles Clément dans le jardin de l'Evolution